Les cavaliers se cabrent contre la TVA !

Le monde équestre français marque de son empreinte, et de quelques crottins, les grandes villes de France. Des milliers de cavaliers manifestent à pied, à cheval, …. et en poney, et ils ont bien raison !

Le sujet : un véritable « saut d’obstacle » avec cette TVA que l’état veut faire enfler de 7 à 20%. Une barre beaucoup trop haute pour les centres équestres, les éleveurs et autres entreprises du tourisme équestre qui se sont donné rendez-vous aujourd’hui pour un grand défilé national à Paris, entre la place d’Italie et la place de la Bastille.

Au 31 décembre 2012, la TVA était à 5,5%, ce qui engendrerai une hausse de 14,5 points en 13 mois ! Une catastrophe annoncée : si cette hausse de TVA est répercutée sur les tarifs, les centres équestres perdront des adhérents et donc du chiffre d’affaires. Mais si ils ne la répercutent pas, ils perdront de la marge, déjà réduite…

Rien qu’en Franche-Comté qui possède entre 120 et 140 centres équestres qui emploient 300 ETP (Equivalent Temps Plein), cette hausse de TVA coûtera sans délai 40 structures qui dégagent un tiers des emplois, mais aussi 1600 chevaux dont on ne saura plus quoi faire…

Tous en selle contre la TVA à 20% ! L’attelage du mécontentement est lancé : dans un centre équestre « classique » de la région, l’heure de cours coûte entre 12 et 13 €. Pour amortir cette hausse, les tarifs devraient passer à 17€. Les français se serrent déjà la ceinture pour payer des heures d’équitation à leurs enfants, si les tarifs augmentent, ils ne pourront plus. Et si les grands centres équestres perdent des adhérents, les petits chuteront !

Dans les rangs de la manifestations de Besançon, on pouvait entendre : « Avec une TVA à 20%, je ne me fais pas d’illusion sur mon avenir. Cela fait 2 ans que j’ai repris une centre à Maîche, et c’est ma vie qui est en jeu. Je fais entre 13 et 14 heures par jour, 6 jours sur 7, et le dimanche, je ne fais que 7 heures… Je ne fais pas un plein temps, je fais un 200% ! J’ai eu récemment l’exemple d’un cadeau d’anniversaire pour un enfant qui voulait faire de l’équitation. Toute la famille a dû participer ! »

Puis il enchaîne sur ses chevaux : « La pension est à 380€ par mois, il faudra passer à 450€. Les propriétaires vont grincer des dents, ils n’ont pas de champs, pas d’écurie. S’ils retirent leurs chevaux, ou vont-ils les mettre ? »

Les pâles intentions formulées vendredi par le ministre du Budget ne suffisent pas à calmer la colère justifiée qui gronde dans toutes les écuries de France. Que cette ruade fasse reculer le gouvernement ! 

 



1 commentaire

  1. caron 24 novembre

    c est bien vrai tout ca , sans compter les pensions au noir qui vont pousser de partout avec des gens qui ont des pres et vont faire de la pension a bas prix pour recuperer un marché, et ne connaitront rien aux chevaux, seront incapable de deceller une colique au premier coup d oeil, seront juste capables de jeter un seau de grain aux chevaux en esperant que ce sera ce qu il faut…vive la france, j ai deja connu ce genre d endroit et plusieurs chevaux y sont morts par meconnaissance de ce genre de personnes !!!!

Laisser un commentaire

zestjacksband66 |
SuperFlorilège |
land61 |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | LES CREATIONS DE MUMU
| les broderies en follie
| lesmainsdefees