Stewball

Suite de la rubrique sur les chevaux « en musique » avec une vieille chanson de mon enfance nommée Stewball

Stewball est une chanson d’origine anglo-saxonne adaptée en français en 1966 par Pierre Delanoë et Hugues Aufray et interprétée par ce dernier. 

L’origine de la chanson remonte au XVIIIe siècle. Elle fut créée pour célébrer la victoire d’un cheval blanc à taches alezanes nommé Skewball sur une jument grise lors d’une course hippique qui eut lieu à Kildare en Irlande. Les origines de Skewball étant modestes alors que la jument grise appartenait à un riche propriétaire, la chanson célèbre symboliquement la victoire du pauvre sur le riche.

Au fil des ans, des variantes de la ballade apparaissent, une version intitulée The Plains of Kildare, chantée par John Irvine, voit le jour, ainsi qu’une autre,Skewbald interprétée par Albert Lloyd. Mais l’histoire globale du cheval d’origine modeste qui gagne la course demeure.

La chanson s’implante en Amérique, avec les émignés Irlandais, et subit musicalement des transformations, le nom du cheval n’est plus Skewball mais Stewball. Elle devient un chant de travail, dans la communauté afro-américaine d’une part et, d’autre part, dans les pénitenciers du sud des États-Unis où Stewball est la plus répandue des chain gang songs selon John et Alan Lomax dans leur livre American Ballads and Folk Songs. Les bluesmen s’en emparent, Leadbelly, Woody Guthrie, Memphis Slim ou Willie Dixon l’enregistrent. Dans ses versions, Stewball est parfois un cheval noir et aveugle, il court tellement vite qu’il laisse son ombre derrière lui, c’est le cheval sur lequel il faut parier, alors que son adversaire malheureux, Molly la jument grise, tombe pendant la course.

Parallèlement, la chanson a fait son chemin chez les immigrants blancs venus d’Europe. Elle est enregistrée par le groupe folk The Weavers puis par The Greenbriar Boys. La version de ses derniers est reprise par Peter, Paul and Mary, Joan Baez et par The Hollies en Grande Bretagne. Il en découle l’adaptation en français par Pierre Delanoë et Hugues Aufray, avec un changement majeur dans le texte puisque Stewball chute, se blesse grièvement et doit être achevé.

La musique de la chanson Happy Xmas (War Is Over) de John Lennon et Yoko Ono est basée sur celle de Stewball.

Après Hugues Aufray, divers interprètes ont repris la chanson en français. Parmi les plus récents, l’ensemble vocal Vox Angeli en 2010 ou Alpha Blondy dans une version reggae en 2011.

Il faut noter que tout comme Maxime Le Forestier qui a inauguré cette rubrique « en musique », Hugues Aufray est lui aussi un passionné de chevaux, il possède 3 « barbes », des chevaux d’origine Nord-Africaine.

Pour écouter la version d’Hugues Aufray tout en lisant les (tristes) paroles :

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(source : wikipedia)



Les chevaux rebelles

Cette rubrique me « trottait » dans la tête depuis pas mal de temps, et j’ai décidé de me lancer aujourd’hui : vous faire découvrir, ou simplement écouter si vous connaissez déjà, des chansons que je qualifierai de particulières…

Et pour commencer cette série, je n’hésites pas une seconde : un titre de Maxime Le Forestier que j’ai découvert en live, à Belfort, lors de sa tournée intitulée « Plutôt guitare ». Pour cette occasion, et sur ce titre, il était accompagné de Jean-Felix Lalanne, véritable prodige de la guitare. Le titre de cette chanson « les chevaux rebelles » se passe d’explications, il suffit d’écouter les paroles magnifiques de Maxime, et les séquences guitare de Jean-Felix sont tout simplement exceptionnelles !

Pour la petite histoire, les turfistes savent que Maxime Le Forestier adore les chevaux, il monte d’ailleurs très souvent, et il était même propriétaire de l’excellent trotteur Rachmaninov Seven, un fils de Korean et Indiana du Pont (Pelican du PontRolls du Pont)…

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