Quand deux ex-compagnons (Hermès du Pont et Isis du Pont) se retrouvent voisins…

21 août 2021 : Lucinda m’a contacté récemment pour vérifier que son cheval, Hermès du Pont, provenait bien de l’élevage « du Pont ». Son père étant Séduisant Fouteau et sa mère Parade du Pont, les doutes ont été vite dissipés, dans ce cas précis, les éleveurs sont Céline Bazire et Guillaume Covés. Je n’avais malheureusement pas de photo d‘Hermès du Pont poulain, ce qui aurait ravi Lucinda, mais quelques photos de Parade du Pont ont compensé… Lucinda décrit Hermès du Pont en ses mots : « c’est un cheval adorable très calme et gentil, un brin peureux mais il sait vraiment faire confiance, il est génial ! ». Des mots qui feront plaisir à ses éleveurs !

Voici quelques photos d’Hermès du Pont, très bel alezan né en 2017, dont une où il débute son apprentissage du saut !

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C’est alors qu’en discutant, Lucinda m’apprend que le  cheval de son amie s’appelle Isis du Pont ! On vérifie les origines… pas de doute, il s’agit bien de la fille de Ricimer et Babelle du Pont, et cette fois, je peux partager la photo que m’avait envoyé Fabienne il y a quelques mois…

Et voici donc deux photos récentes de Hermès du Pont et Isis du Pont… vous ne trouvez pas qu’ils se ressemblent ?

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21 août 2021 : une nouvelle photo datée d’aujourd’hui. Hermès du Pont semble attentif, tout comme sa cavalière ! Merci Lucinda.

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à suivre…

 

« People »

Septembre 2020 : les 100 ans de Émile Idée, opportunité d’en apprendre plus sur ce champion !

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Janvier 2020 :

J’ai créé cette catégorie pour placer quelques photos sympathiques, sans aucun voyeurisme.

Après le Prix d’Amérique 2020 :

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Petit flash-back …de gauche à droite : Pierre-Désiré Allaire, Minou Gougeon, Jean-Yves, Jean Riaud et Jean-René Gougeon :

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avec Guillaume Coves :

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Jean-Yves et son beau frère Gérard Mascle (dit le musclé) :

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Jean-Yves, Gérard Mascle, Michek Lenoir, Serge Paez (propriétaire de Christo et d’Indira du Pont, fille de Jalba du Pont), et Didier le responsable du vestiaire des drivers de l’hippodrome de Vincennes :

 la troupe

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Pour celles-ci, placez le pointeur de votre souris sur la photo pour en lire la légende.

Jean-Yves avant le Prix d'Amérique 2005

Les drivers du Prix d'Amérique 2005

Jean-Yves et son gendre, Jean-Michel Bazire

Jean- Michel Bazire et son épouse, Céline, fille de Jean-Yves

Jean-Yves et Evelyne Bouix

Hooper le chien de A.Rayon

Guillaume Covès

Romain Porée

Lors d’un entretien avec Jean-Yves, j’ai appris que le beau-père de Jean-Yves fut un grand coureur cycliste : Emile Idée. Celui-ci fut champion de France de cyclisme sur route en 1942 et 1947. Pour voir son palmarès, visitez la page wikipédia en cliquant sur le lien : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mile_Id%C3%A9e

Voir aussi ce lien officiel : http://www.siteducyclisme.net/coureurfiche.php?coureurid=1017

En fouillant mes archives, je viens de retrouver une photo prise le 26 juillet 1987 à La Capelle, lors de mon baptême au sulky. Bien sur, j’avais un parrain en la personne de Guy Verva, qui fut très sympathique avec moi, et voyant que j’en avait envie, il m’a passé les rênes dans la ligne d’en face : je me souviens avoir été sidéré de la facilité avec laquelle le cheval se déplaçait dans la direction ou je tirais au minimum les rênes, une vraie direction assistée ! J’avais 25 ans, quel souvenir !

Mon baptême au sulky en juillet 1987

Les naissances 2018

Voici la liste des 11 naissances 2018 officiellement déclarées chez les « du Pont« , pour l’élevage E.A.R.L. Ecurie Albert Rayon et Céline Bazire / Guillaume CovésOn note 3 mâles et 8 femelles, avec Indira du Pont, dernière naissance de Jalba du Pont qui nous a quitté le 16 août 2018, que nous retrouvons également en grand-mère avec Iglesias du Pont, fils de Chara du Pont, une autre fille de Jalba du Pont. A noter que Ines du Pont, née le 28 mai 2018 est le 1188ème produit de l’élevage du Pont, c’est à dire portant le suffixe du Pont.

Naissances 2018

A noter également une naissance en association chez les « de Sausseau » (en association avec Mme Ginette Bernier) :

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et une chez les « du Faucon » (en association avec Jean Gautier) :

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Mise à jour le 21 septembre 2019 :

5 yearlings non débourrés en vente :

India du Pont

Indira du Pont

Isis du Pont

Inoa du Faucon

Imotep de Sausseau

Cyrano du Pont, le tonton de l’écurie…

19 juillet 2019 : retour sur le drame du 16 juillet…

L’inconcevable est arrivé, une catastrophe pour tout entraîneur, un déchirement pour tous les amoureux (comme moi) de ces trotteurs, ces chevaux courageux, quel que soit leur niveau, leurs résultats…

Lors d’une séance d’entrainement à Sable-sur-Sarthe, dans l’établissement de leur entraîneur Jean-Michel Bazire, Aubrion du Gers et Cyrano du Pont se sont percutés de face, et cet accident a été fatal pour les 2 pauvres chevaux. Dans l’accident, Julie Grenet, fidèle lad d’Aubrion du Gers s’est doublement fracturé la jambe. La lad de Cyrano du Pont ne semble heureusement pas gravement blessée, mais soyons certains que ces 2 jeunes personnes sont et resteront longtemps anéanties par cet accident fatal pour leurs protégés.

Aubrion du Gers n’est plus à présenter, c’était un véritable champion, peut-être le meilleur trotteur actuel au monde…

Cyrano du Pont, plus modeste, avait tout de même un beau bilan avec ses 11 victoires dans les 2 disciplines.

Il m’est encore difficile d’écrire, j’ai pourtant attendu… je compléterai sans doute un peu plus tard…

Je partage l’immense peine de Julie et de sa collègue, de tous de ceux qui ont travaillé de près avec l’infortuné Cyrano (Béatrice, Loic, Alex, Francesco, les 2 Marie, Camille, Max, Mickaël, Rémy, Damien, Dorian, René, Romain, Jean-Yann, et bien d’autres…), de ceux qui l’ont bien connu et suivi (Aline, Corinne, Isa, Anne, Julie, …) de Jean-Michel Bazire, de Nicolas Bazire, de Guillaume Covès et Céline Rayon, de Gisèle, et bien évidemment de Jean-Yves et Catherine Rayon. 

En hommage, je publie une vidéo sur les réseaux sociaux, ainsi que la « une » de Paris-Turf et l’édito de Province-Courses consacrés à ce drame, et d’autres photos « instants choisis »…

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Résumé de carrière :

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2019 : une année tragiquement interrompue

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26 octobre 2018 : JMB parle de Cyrano du Pont

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Les résultats de Cyrano du Pont, carrière complète (arrêté au 17 octobre 2018) puis par année :

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2018 : on peut maintenant dire qu’il est régulier !

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2017 :

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2016 :

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27 mai 2016 :

Cette fois ci, c’est la bonne, Cyrano du Pont se requalifie à Grosbois en trottant en 1’16″. Après cette performance, Franceso l’a surpris dans son box en train de fêter l’événement…

Cyrano du Pont 27 mai 2016

Et voici quelques photos avant d’entrer en piste (merci Damien !) :

Cyrano 1

Cyrano 2

Cyrano 3

22 avril 2016 :

Juste avant de partir en piste, Cyrano du Pont resplendit :

Cyrano du Pont 22 avr 2016 recadré

Malheureusement l’envie dépasse la raison, et durant l’épreuve, il s’élance au galop, perd une quarantaine de mètres, puis remis au trot, il finit bien son parcours en 1’17″8, chrono insuffisant pour se requalifier puisque la barre est à 1’17″5 : on le reverra bien vite…

21 avril 2016 :

Après 1 an d’absence, quasi jour pour jour, Cyrano du Pont se présente aux épreuves de requalification demain (22 avril 2016) à Grosbois, le résultat à suivre… 

2015 :

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29 avril 2015 :

Très mauvaise nouvelle, Cyrano du Pont est blessé au tendon gauche, on craint un arrêt de 4 mois… Pour l’instant, il est parti se reposer à la campagne, le voici juste avant son départ :

Cyrano du Pont 8 mai 2015

19 avril 2015 :

Pour sa deuxième sortie, 6 jours après ses grands débuts, c’est Jean-Yves Rayon qui se met au sulky à Reims. Avant la course :

Cyrano du Pont avant la course 19 avr 2015

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Voici le résultat :

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Commentaire : Vite installé au commandement, Cyrano du Pont (4,5/1) a facilement repoussé les attaques dans la phase finale, s’imposant plaisamment. Pour voir la course : ici

Il améliore son précédent record qui était de 1’19″ et offre à Jean-Yves Rayon sa 1111ème victoire en course officielle !

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Après sa course, avec l’homme aux 1111 victoires :

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Le lendemain, Francesco m’envoyait une photo de Cyrano du Pont, tranquille au paddock :

Cyrano du Pont au paddock le 20 avr 2015

13 avril 2015 :

Comme prévu, Cyrano du Pont a fait ses grands débuts au Croisé Laroche. Voici le résultat :

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Commentaire : Bien parti, Cyrano du Pont (4,5/1) a trotté dans le wagon de 2, en 3ème ligne, durant toute la course, puis s’est gentiment décalé à la sortie du dernier tournant et a tracé une belle ligne droite, sans forcer, pour prendre une facile 3ème place. Pour voir la course, ici.

29 janvier 2015 :

Il s’est qualifié le 10 juin 2014 à Caen et il est maintenant en train de parfaire sa condition (voir les photo ci-dessous) pour ses grands débuts en compétition, peut-être le 13 avril au Croisé-Laroche ou il est engagé dans le Prix des Erables. En attendant, Francesco m’a envoyé des photos de Cyrano du Pont à Grosbois :

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Cyrano du Pont 29 jan 2015b

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Mes premières rencontres avec Cyrano du Pont :

La première fois que je l’ai vu le 3 septembre 2013, Cyrano du Pont m’a tout de suite impressionné par son modèle et sa posture, et il n’était âgé que de 1 an 1/2. Il est au milieu sur la photo ci-dessous :

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Je l’ai revu le 3 octobre 2014, soit exactement 13 mois plus tard, et il était au trot avec Remy au sulky (à gauche) accompagné de Déesse Soyer avec Alex.

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Après son exercice, j’ai assisté à sa douche :

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Gaia du Pont

Gaia du Pont, élevée par Céline Bazire et Guillaume Covès, est le 4ème produit de Parade du Pont (Memphis du Rib). Les 3 autres produits de Parade du Pont sont Divine du Pont (Qwerty), Eole du Pont (Pad d’Urzy) et la très prometteuse Freyja du Pont (Quinoa du Gers), tout 3 qualifiés eux aussi, et Freyja du Pont se targue déjà de 6 victoires (dont 5 consécutives, série en cours..) en 9 courses !

Parade du Pont a mis au monde en 2017 un petit Hermes du Pont (Séduisant Fouteau).

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La fin d’une magnifique histoire… mais la saga continue !

27 avril 2017 :

La nouvelle vient de tomber, elle était prévisible, je la craignais tout en sachant qu’il n’y avait plus d’autre solution : la cessation d’entrainement. Ma curiosité était en éveil : Cyrano du Pont à l’entrainement chez Jean-Michel Bazire, D’Artagnan du Pont chez Laurent-Claude Abrivard, Venise Soyer chez Franck Terry, mais tous les trois toujours sous les couleurs de l’écurie Rayon… puis les ventes d’Argentan du 10 mai 2017 et leur catalogue publié sur Internet le confirme : 14 chevaux en vente pour cessation d’entrainement.  

Ventes d'Argentan du 10 mai 2017

Ce n’est pas un secret, Jean-Yves Rayon atteindra les 70 ans cette année, en octobre, et il faut le reconnaître, ce métier est difficile, plus que beaucoup d’autres, et Jean-Yves l’a accompli tout au long de sa longue carrière avec une exemplarité et un professionnalisme qui force le respect.

Bien évidemment, cette décision me touche énormément, ce blog, ce sont des heures passées à mettre à jour mes statistiques, à rechercher les partants, le plaisir à suivre et commenter les résultats, dénicher des photos, des vidéos, et tout cela, je le faisais pour cette écurie qui, un jour, a éveillé en moi un intérêt qui n’a jamais faibli.

Enfant, j’ai d’abord passé des heures à découper des articles de presse pour les coller sur les pages de cahiers, puis Internet est arrivé et a donné l’impression de faciliter les choses… et ce blog est né.

Mais si ce blog est né, c’est parce qu’une histoire a éveillé ma curiosité, celle d’un jeune driver appelé Jean-Yves Rayon, au sulky d’une jument de caractère, au nom inoubliable pour moi : Costa Rica II.

Un jour, je devais avoir une quinzaine d’année, j’ai rencontré Jean-Yves à La Capelle, anonymement, juste en admirateur. Quelques années plus tard, j’ai osé lui écrire pour lui décrire ma passion, le but étant de le réconforter sur son lit d’hôpital ou il se remettait d’un accident de cheval… Quelques mois plus tard, je me suis arrangé pour visiter le Haras de la Coquenne, ou j’ai croisé quelques secondes Mr Albert Rayon avant qu’un membre de son équipe ne me fasse visiter les boxes ou j’ai pu admirer Le Loir, Vallauris du Pont, Duc de Feulavoir et je crois Jacques des Blaves… quel souvenir !

Plusieurs dizaines d’années plus tard, j’ai à nouveau rencontré Jean-Yves à Vittel, j’avais imprimé des extraits de mon blog et je me souviens de sa réaction, il m’avait déclaré timidement : pourquoi tant d’intérêt pour moi ? je ne le mérite pas !

Et les choses se sont accélérées car Jean-Yves eut la gentillesse de m’inviter à La Ferme du Pont et à Grosbois. Quels moments j’ai vécu, quels souvenirs ! Entre un apéritif partagé avec Jean-Yves et son épouse, les longues discussions avec Loic et Sophie, des amis qu’on regrette de ne pas voir assez souvent, les explications techniques d’Alex, prolongées aujourd’hui sur les réseaux sociaux, les tours de pistes en duo avec Remy au sulky d’Un Amour du Pont, la rencontre de Gisèle, sœur de Jean-Yves avec qui j’aime partager nos idées de noms de baptêmes des nouveaux nés de l’écurie, jusqu’à ce grand moment ou j’ai pu faire la connaissance de Mr Albert Rayon, un grand homme, fatigué d’une longue vie pleine de réussite mais aussi de revers, affaibli par l’âge et les accidents de la vie, mais avec l’œil, la parole et l’esprit toujours vif et intact. Je l’entend encore me dire : « bon, je vous emmène voir Pacha au pré, je sais ou il est, prenez votre voiture, je vous guide ». Je ne me suis pas fait prier…

J’y suis retourné plusieurs fois, Loic m’a consacré de son temps pour me présenter Jalba, Ismaël, les jeunes, les blessés au repos, les mamans, les bébés, ….

La caractéristique de cette écurie, je l’ai remarqué dès mon plus jeune âge, c’est le calme et la gentillesse de ses chevaux. A La Capelle, le lad allait au camion et laissait la porte du box ouverte et que ce soit Cyrano du Pont (le vieux), Chérie de Tracy ou Costa Rica II, aucun ne bougeait.. Je sais aujourd’hui que cette gentillesse était aussi la caractéristique du comportement de Jean-Yves avec ses chevaux.

Des bons moments, j’en ai également partagé sur Internet avec les membres de l’équipe de Grosbois : Jonnhy Delforge, Léa Ropero, Marie Declercq, Marie Morandeau, et surtout Mickaël Jangal et Francesco Barisi.

Cesser l’entrainement ne veut bien sur pas dire cesser l’élevage… les petits enfants Céline Bazire, fille de Jean-Yves, et Guillaume Covès, fils de Gisèle sont là, et l’élevage n’est pas une nouveauté pour eux !

De mon coté, j’ai hésité avant de prendre une décision quant à la poursuite de ce blog, mais Gisèle m’a convaincu…, même si une chose est certaine, il ne sera plus tout à fait pareil…

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Je me permets de corriger les informations de Paris-Turf : dans sa carrière de driver, Jean-Yves Rayon a disputé :
- 6116 courses,
- il a remporté 1111 victoires soit 18,2%,
- 530 deuxième place,
- 523 troisième place soit 35,4% dans les 3 premiers,
- 534 quatrième place
- et 467 cinquième places soit 51,7% dans les 5 premiers.

Des statistiques de très haut niveau !!!

Nota : Paris-Turf a rapidement corrigé son erreur, merci.

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Et comme si le destin voulait apporter sa touche, au moment ou Jean-Yves décide d’arrêter, son petit-fils Nicolas Bazire, fils de Jean-Michel Bazire et de Céline Rayon, la fille de Jean-Yves, débute en course ce dimanche 30 avril 2017 à Neuillé-Pont-Pierre. Magnifique !

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Bon sang ne saurait mentir : Nicolas début sa carrière par une victoire, bravo à lui !!

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11 juin 2017 : très bel article paru dans Paris-Turf, signé Christophe Meyer

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Prix Albert Rayon le 20 décembre 2015 à Vincennes

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Pour remettre le trophée au vainqueur (Franck Nivard), les 2 petits-enfants d’Albert Rayon étaient présents : Guillaume Coves et Celine Bazire :

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Jean-Yves était lui aussi présent :

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Triste nouvelle …

Hier matin, le 31 mai 2014, Albert Rayon s’est éteint à l’âge de 93 ans. Vous imaginez bien que cette triste nouvelle me touche profondément, mais je me console en me disant qu’il est parti rejoindre son épouse Clémentine…

Je présente mes plus sincères condoléances à son fils Jean-Yves et son épouse, à sa fille Gisèle, à Céline Bazire et Guillaume Coves ses petits enfants, aux petits enfants d’Albert, et à Loic Col et sa famille.

Les hommages ne cessent d’être publiés dans la presse hippique, mais aussi dans la presse en général dans leurs rubriques spécialisées, vous trouverez ci-dessous les principaux articles parus. Une mention spéciale au site Equidia.fr qui a placé un lien sur mon site en fin d’hommage. Si cela peut aider à faire encore mieux connaitre ce qu’Albert a créé avec l’aide de sa famille, j’en suis comblé. Plus d’informations sur Albert Rayon : ici

Pour lire les hommages publiés :

Equidia.fr par Céline Maussang :

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Et Céline termine son article en faisan référence à mon blog ! Merci à elle

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Paris-Turf.fr par Pierre Champion :

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Le Parisen.fr : ici 

Ouest-France.fr :

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Tiercé Magazine.com : ici

Rasta du Pont quitte (provisoirement) l’écurie Rayon

Encore un départ qui me touche beaucoup, celui de Rasta du Pont qui est partie rejoindre les boxes d’Erick Martineau, entraîneur de trotteurs dans l’Isère. Heureusement, Alexandre m’a vite rassuré dans son commentaire ci-dessous, Rasta du Pont est juste partie en location, mais elle rejoindra ses boxes préférés en fin d’année, ouf… !

Née le 28 avril 2005, cette fille d’Ismaël du Pont et de Jamaicaine du Pont (par Workaholic) est sans doute une des plus régulières de l’écurie Rayon. Elle appartient à Céline Bazire, la fille de Jean-Yves, et à Guillaume Covès, le fils de Gisèle, sœur de Jean-Yves.

Rasta

Elle s’est qualifiée le 12 juillet 2007 à Meslay du Maine en trottant 1’20″8 attelé.

Sous ses couleurs, elle a disputé 88 courses, l’emportant à 9 reprises dont 1 fois au monté, se classant 11 fois 2ème et 8 fois 3ème. Ses pourcentages de réussite sont éloquents : 32% dans les 3 premiers, 73% dans les 7 premiers et jamais distancée.

Elle a accumulé 177 825 € de gains, et établit des records attelé de 1’13″3 et monté de 1’15″7.

J’ai eu la chance de la voir courir à Vittel le 15 août 2010, ou elle se classait 2ème après une belle lutte tout au long de la ligne droite avec Quighan (A.Laurent).

pour CF Vittel

Pour sa première sortie sous ses nouvelles couleurs, le 20 avril 2014 à Lyon Parilly, dans un Grand Prix de Pâques assez relevé, Rasta du Pont se classe 10ème en trottant en 1’18″8.

Albert Rayon, le mayennais

Albert Rayon est mayennais, et fier de l’être. « Tout mayennais est un éleveur en puissance », confie t-il en 1982 à Michel Bouchet, journaliste de Week-end.

Ce sont d’abord des bovins qu’élève Albert Rayon. En 1923, il n’a que quelques mois (il est né le 2 juillet 1921) quand ses parents arrivent à Fleuré, petit bourg de l’Orne, au pied des riches collines du Perche. Cultivateurs, éleveurs de bovins, ils s’installent à la Ferme du Pont. A quelques centaines de mètres de là, le hameau de Fleuriel abrite un élevage de trotteurs prestigieux, celui d’Hervé Céran-Maillard, dont le fils Roger au sulky, se couvre de gloire.

D’ailleurs, des chevaux sont là partout. Les tracteurs n’ont pas encore droit de cité, et en culture, le cheval est indispensable. Très tôt, le jeune Albert seconde son père qui, de plus, est marchand de bestiaux. C’est heureux car celui-ci décède brutalement alors que son fils n’a que vingt ans. C’est la catastrophe. Heureusement, le propriétaire de la Ferme du Pont a jugé le jeune homme et lui accorde toute confiance. De son coté, Albert promet de ne jamais abandonner la propriété. C’est si vrai qu’aujourd’hui encore, Albert y vit toujours, alors qu’à quelques kilomètres, il pourrait être royalement logé au Haras de La Coquenne.

Clémentine et Albert RAYON devant la Ferme du Pont

En campagne, les distractions sont rares, et le dimanche, quoi de plus naturel que de suivre les courses régionales. On s’y retrouve entre amis, on parle de ses affaires et on s’amuse avec quelques chevaux. Tout cela ne laisse pas notre homme indifférent et il va bientôt imiter ses amis. Si les Céran-Maillard ne sont pas loin, il y a aussi Marcel Gougeon à Vrigny, un ami de toujours. Marcel Gougeon a deux fils, Jean-René et Michel-Marcel qui, par la suite, feront leur chemin.

L’occasion se présente un jour de 1945 à la gare de L’Aigle. Albert Rayon achète sa première jument, Ursuline IV. Elle porte dans ses flancs un produit qui va naître et qui sera baptisé Céline R (comme la petite-fille d’Albert Rayon plus de trente ans après).

Pourquoi ce R après Céline ? « A cette époque, on avait le droit de mettre une initiale après un nom, c’est aujourd’hui interdit. « R » pour Rayon. C’était une marque de fabrique ».

Les choses ayant changé, les chevaux de trot portent parfois le nom du haras où ils sont nés. Les produits d’Albert Rayon portent le nom du Pont, de la Ferme du Pont.

La petite commune de Fleuré abritait aussi un entraîneur célèbre à l’époque : Eugène Tambéri. C’est lui qui s’occupera de Céline R, puis de Diane R, le second produit d’Ursuline IV.

« Elle avait du modèle, je l’ai gardé comme poulinière, explique Albert Rayon, et j’ai bien fait : elle deviendra la grand-mère d’Upsal du Pont, un bon cheval qui, un jour, a même donné du fil à retordre à une certaine Une de Mai. »

Viendra ensuite Fleur du Pont qui sera confiée à Marcel Gougeon. Ce seront les vrais débuts sur le turf de la casaque d’Albert Rayon puisque c’est avec Fleur du Pont qu’il remportera sa première victoire à Vincennes en 1951. Elle était menée par Michel-Marcel Gougeon. De là va naître entre les deux hommes une solide amitié. C’est Michel-Marcel Gougeon qui fera gagner à Jean-Yves, le fils d’Albert Rayon, sa première course à Ecouché. Avec un tel professeur, Jean-Yves va faire son chemin. D’abord comme amateur – il va gagner plus de 250 courses – puis comme professionnel quand il sera le partenaire des chevaux de son père.

Pourtant, au début, Jean-Yves n’avait pas une affinité spéciale pour le cheval. Son père a su lui montrer la beauté de l’animal, et rapidement il lui a communiqué sa passion comme il le fera avec un de ses voisins, le comte de Montesson.

Etabli dans le village voisin de Francheville, Pierre de Montesson rencontre souvent Albert Rayon, professionnellement. On parle et un jour Albert Rayon propose une affaire. Il vient d’acheter un poulain à Louis Lemaître, un éleveur de trotteurs et de galopeurs. S’il accepte, il lui en cède la moitié. Pierre de Montesson, qui a quelques galopeurs, est amusé et l’affaire est conclue.

Kubler L sera le premier cheval d’une association qui va connaître de nombreux succès. Viendront ensuite Lieuvin, Nicias Grandchamp, Olten L, Pacha Grandchamp, Reza Grandchamp. Tous porteront la casaque bleu clair, toque orange, du comte de Montesson. Ces succès répétés ont conquis Pierre de Montesson qui va s’associer avec Pierre-Désiré Allaire. Albert Rayon préfère alors reprendre sa liberté. De plus, son fils Jean-Yves vient de sauter le pas, il est devenu professionnel et il veut lui donner sa chance.

« Je devais choisir une autre voie. Minou Gougeon qui avait monté mes premiers chevaux, m’a alors beaucoup aidé. Homme de cheval accompli au grand cœur, ses conseils nous ont été extrêmement précieux. Il m’a monté et drivé beaucoup de gagnants. Il a une main extraordinaire. »

Nous sommes en 1960. Ce sera l’année de la grande affaire Rayon. Une affaire qui va faire tout basculer.

A cette époque, Albert Rayon prend la décision de se consacrer à l’élevage des trotteurs. Décision mûrement réfléchie. Seul dans sa voiture, parcourant les routes de Normandie, il y a longtemps pensé. Il a tout pesé. Sa décision est prise. Un seul ennui, il manque de place. Il lui faut un haras, un vrai haras. Il trouve le haras de La Coquenne en 1962. Très bien placé, très bien construit, bien agencé, appartenant à l’Aga Khan, mais dans un état d’abandon (saccagée par les allemands pendant la guerre, et désaffectée depuis) qui donne à réfléchir et qui a même fait reculer plus d’un acheteur. Même les portes des cinquante-six boxes ont disparus.

Albert Rayon se jette à l’eau et achète. Petit à petit, il refait les toitures et les barrières, supprime des haies de ronces de trois mètres d’épaisseur par endroit. En quelques années, La Coquenne va redevenir le magnifique haras qu’il était. Ses près et ses boxes vont se peupler petit à petit. Adossé à une colline, le haras surplombe quatre-vingts hectares d’herbages divisés en vastes parcs.

La Coquenne

« A partir de là, j’ai pu mettre en pratique mes théories. A mon sens, l’élevage ne se fait pas qu’avec la chance. Il ne faut croire que vous savez tout, que vous avez tout compris parce que vous avez élevé un jour un bon cheval. Surtout pas. Il faut d’abord sélectionner les mères, avoir une jumenterie de qualité. Malheureusement, il y a le côté financier. La Coquenne a été pour moi un coup de cœur. Quand j’ai vu ce haras, même dans l’état où il était, j’ai su que c’était celui-là que je voulais. Mais il m’a fallu faire un énorme effort financier qui m’a freiné ensuite. J’aurais bien aimé acheter telle ou telle bonne poulinière. J’ai dû patienter. De ce côté-là, mon choix est dicté par deux critères : les origines et le modèle. Il faut des juments ayant montré en courses une certaine qualité, ou alors nées de parents ayant fait leurs preuves au plus haut niveau. »

« Ensuite, le modèle : une épaule inclinée, le rein bien attaché, une bonne arrière-main, des jarrets – très importants chez le trotteur – pas trop hauts, pas trop droits et une poitrine profonde. J’aime bien les chevaux qui vont bien sous la selle. Ils sont souvent plus compacts et transmettent une certaine rusticité. Je crois qu’il ne faut pas contrarier les aptitudes. J’ai eu l’exemple de Fleur du Pont, pas bonne à l’attelage, elle était excellente au monté, marchant 1’22’’. Elle a affronté les ténors comme Fidji et Fandango. »

Mais tous les coups ne sont pas gagnants. Orchita, achetée cher pour Jean-Yves, alors amateur, va gagner trente-cinq courses dans sa carrière, dont deux le même jour, une à Le Sap, l’autre à Bagnoles-de-l’Orne, mais ne fera rien au haras. Jamais elle n’a pu avoir de poulain. Sa sœur, Reinata III, sera au contraire prolifique et donnera la bonne Italia du Pont : « elle était très bonne, mais elle a eu contre elle de naître la même année que Idéal de Gazeau et Ivory Queen. »

« La force d’un trotteur dépend aussi du terroir et de la qualité de la nourriture.»

Mais l’éleveur est aussi vendeur : « j’ai cédé ma Colivette pleine de Le Loir. Elle allait donner naissance à un certain Ténor de Baune ! »

Le Loir

L’homme sourit. Sans amertume aucune. « Je n’ai aucun regret. C’est la meilleure publicité pour mon haras. Tout comme je suis très heureux qu’Ulf Nordin se soit porté acquéreur de Courlis du Pont, par Opus Dei certes, mais pur produit Rayon puisque Hirondelle du Pont est issue de Ruy Blas IV, l’un des piliers de mon élevage ».

Albert RAYON

Le 19 juin 2002, Albert Rayon décide de réduire l’effectif de son élevage, et se sépare du Haras de la Coquenne pour retourner s’installer à la Ferme du Pont. Le Haras de la Coquenne est vendu à Jean-Claude Bulens, éleveur dont les trotteurs courent sous les couleurs du propriétaire Ecurie Haras de la Coquenne.

Samedi 13 novembre 2010, le président du Sénat Gérard LARCHER a remis, sur l’hippodrome du pays d’Argentan, l’Ordre national du Mérite à l’éleveur Albert Rayon. Jean-Yves Rayon, a reçu la médaille du Mérite agricole. Pour Albert Rayon, c’est « le plus beau jour de ma vie professionnelle… » Le constat est simplement énoncé, comme évident, avec la satisfaction intérieure du travail bien fait. Albert Rayon arbore un sourire presque modeste. L’alerte patriarche de 89 ans n’aime guère afficher sa fierté à la boutonnière, mais admet que ce moment unique, cette « reconnaissance » de la Nation vient couronner une carrière longue comme la ligne droite de Vincennes. « Ma plus grande victoire, c’est la durée, avoir su rester à ce niveau. »

Albert Rayon

Homme de caractère qui a mené ses affaires avec poigne, Albert Rayon aspire maintenant à « passer le relais à mes enfants. »

Albert et Jean-Yves médaillés !

Hier matin, le 31 mai 2014, Albert Rayon s’est éteint à l’âge de 93 ans. Vous imaginez bien que cette triste nouvelle me touche profondément, mais je me console en me disant qu’il est parti rejoindre son épouse Clémentine…

Je présente mes plus sincères condoléances à son fils Jean-Yves et son épouse, à sa fille Gisèle, à Céline Bazire et Guillaume Coves ses petits enfants, aux petits enfants d’Albert, et à Loic Col et sa famille.

Les hommages ne cessent d’être publiés dans la presse hippique, mais aussi dans la presse en général dans leurs rubriques spécialisées, vous trouverez ci-dessous les principaux articles parus. Une mention spéciale au site Equidia.fr qui a placé un lien sur mon site en fin d’hommage. Si cela peut aider à faire encore mieux connaitre ce qu’Albert a créé avec l’aide de sa famille, j’en suis comblé. Pour lire ces hommages : ici

 

 

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